Marquage d'images : y voir un peu plus clair...


Tatouage, stéganographie, fingerprinting

Dans une première formalisation, on peut distinguer trois types de dissimulation d'information dans une image ou un document.

La stéganographie vise à dissimuler l'existence même du message transmis. Ainsi, un adversaire ne doit pas pouvoir dire si un medium donné contient un message caché ou non. La problématique a été formalisée dans [3] sous le nom de "problème des prisonniers". Le document porteur n'est pas nécessairement fixé au départ, car il n'a aucune importance ; il peut même être construit spécialement en fonction du message qu'il va dissimuler. Le terme anglais correspondant est steganography.
 
Le tatouage vise à insérer le message dans un document porteur donné. Ce document n'est pas anodin, il a une valeur (marchande, médicale, ...) qu'il faut protéger. En général, on demande au tatouage de ne pas perturber l'utilisation normale du document. Par ailleurs, tous les utilisateurs qui vont accéder au document en auront la même version. Le terme anglais correspondant est watermarking. Dans le contexte de la protection des droits d'auteur, on souhaite que le tatouage reste détectable tant que le document conserve de la valeur, ce qui le rapproche d'un filigrane (on peut penser à l'analogie avec les billets de banque) : on parle alors de tatouage robuste car il doit résister à de nombreux traitements. Dans un autre contexte, si l'on souhaite surveiller l'intégrité du document, on peut souhaiter que ce tatouage disparaisse dès que le document subit des modifications : on parle alors de tatouage fragile, et c'est la présence du filigrane qui garantit l'intégrité.
 
Le fingerprinting est aussi utilisé dans le contexte de la protection des droits d'auteur, mais son objectif est différent. Il dépend en effet de la personne à qui l'on va donner le document (acheteur, utilisateur). Son objectif premier est de permettre de remonter la piste d'un document utilisé de manière frauduleuse. Chaque utilisateur aura ainsi en sa possession une version unique du document.
 

References

[1] B. M. and C. LABIT. Compression et codage des images et des vidéos. Traité IC2 - Information, Commande, Communication. Hermès-Lavoisier, 2002. ISBN 2-7462-0328-6.
[2] W. Pennebaker and J. Mitchell. JPEG Still Image Compression Standard. New York : Van Nostrand Reinhold, 1993.
[3] G. Simmons. The prisoners' problem and the subliminal channel. In Advances in Cryptology - CRYPTO'83, pages 51-67. Plenum Press, 1984.
[4] G. Wallace. The JPEG still picture compression standard. 34(4):30-40, 1991.

Informations sur le parcours

Titre :
Marquage d'images : y voir un peu plus clair...
Profil(s) :
Décideur économique, Enseignant & Lycéen, Ingénieur informatique, Enseignant-Chercheur, Etudiant
Thème :
Marquage d'image et stéganographie
Finalité :
Théorique
Difficulté :
niveau 1
Auteur(s) :
Caroline Fontaine
Mise à jour :
13/01/2006

Syndication

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