L'AES: un algorithme à bas coût?
L'algorithme Rijndael, conçu par J. Daemon et V. Rijmen, est devenu l'AES (Advanced Encryption Standard) en 2000. Bien que ce ne fût pas spécifié dans le cahier des charges du NIST, une étude récente montre, de façon assez surprenante, qu'il pourrait satisfaire des contraintes de ressources très élevées. Plus précisément, les auteurs de [1] décrivent une implémentation qui nécessiterait seulement 3600 portes logiques, soit beaucoup moins que ce qu'aurait par exemple exigé son prédécesseur le DES (Data Encryption Standard).
Cette performance résulte d'un compromis espace-temps délibérément favorable à l'espace. En contrepartie, le temps d'exécution est assez élevé, sans doute incompatible avec les exigences des protocoles de communication les plus courants. Pour y pallier, une solution consiste à multiplexer les dialogues entre un lecteur et les tags, quand ces derniers sont nombreux à être simultanément présents. Ainsi, chaque tag dispose de plus de temps pour répondre, au détriment d'une complexification des protocoles.
Nul doute que d'autres études vont venir compléter et améliorer ce premier défrichage, et, dans un avenir proche, peut-être amener AES aux portes de la cryptographie à bas coût.
[1] M. Feldhofer, S. Dominikus and J. Wolkerstorfer. Strong authentication for RFID systems using the AES algorithm. In Proc. of CHES‘04, LNCS 3156, pages 357-370, Springer-Verlag, 2004.
Informations sur la fiche
- Titre :
- L'AES: un algorithme à bas coût?
- Profil(s) :
- Ingénieur informatique, Enseignant-Chercheur, Etudiant
- Thème :
- Cryptographie
- Finalité :
- Pratique
- Difficulté :
- niveau 2
- Auteur(s) :
- Marc Girault
- Mise à jour :
- 26/03/2007
